Pine et con sont souverains de la nuit.
Majestés lubriques régnant sous la même couronne d’anthracite
étincelant.

La nuit est constellée non pas d’étoiles cristallines,
mais de gouttes de foutre acérées.
Paillettes coagulées au firmament noir d’un cosmos testiculaire.

La nuit flambe en silence.

Dans la rue quelques passants, femmes et hommes,
qui cherchent, qui hument le sexe.
S’avancent à pas lents dans la rigole gluante de l’abattoir,
leurs semelles grasses de sang.

Le sexe est le plus étrange apanage de la création.
Hallucinant parce qu’il coule directement de la pensée.